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Mes délires, divagations et folies sur : musique, cinéma, société, coups de coeur et coups de geule, mes textes et poèmes, Johnny Depp, Tim Burton, Peter Jackson, film d'horreur, Nostradamus, Vampires, Leonardo da Vinci, dictionnaire elfique, bons plans,

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Le réchauffement


    Une partie du réchauffement que l'on observe pourrait donc s'expliquer par le soleil.

    Mais le soleil, c'est aussi notre source de chaleur et depuis quelques décennies il semblerait qu'il fonctionne à un plus haut régime...

    En réalité, la situation est plus compliquée que ça. Car en même temps, la Terre se trouve plus isolée qu'autrefois. Elle retient donc de plus en plus efficacement la chaleur du soleil. On appelle cela l'effet de serre, ce qui réchauffe aussi notre planète.

    Ce phénomène est lié au gaz carbonique, le CO2 et à d'autres gaz que nous rejetons dans l'environnement. C'est ce qui se passe chaque fois, par exemple, que nous utilisons notre voiture.

    Et ça, c'est incontestable, ça relève bien de notre responsabilité.

    Ça fait plusieurs années que les experts sonnent l'alarme quant à notre contribution au réchauffement de la planète. Mais aujourd'hui, les observations sont devenues tellement évidentes qu'on ne peut plus nier notre part de responsabilité. Depuis 10 ans surtout, la preuve repose sur deux éléments-clé assez inattendus
.

1- Les bulles d'air qui se sont formées dans les calottes glaciaires. Tous les secrets du CO2, le principal gaz à effet de serre, y sont enfouis.

2- Les foraminifères. Grâce à ces petits organismes marins, on peut connaître les climats d'autrefois, car ils sont d'excellents indicateurs de la température et de la salinité des océans.



Parlons d'abord des bulles d'air

    Voici Ian Clark, un spécialiste des climats anciens. Comme tous les experts dans ce domaine, il s'intéresse à ces petites bulles d'air emprisonnées dans la glace. Elles permettent de vérifier comment, dans le passé, le CO2 a varié en fonction des grands changements climatiques: glaciations, périodes de réchauffement, etc.

    « Ces petites bulles d'air sont des archives de l'atmosphère dans le passé », image Ian Clark. Des archives de glace qui datent de milliers d'années. Seules les grandes calottes glaciaires: l'Antarctique, le Groenland et les Lies canadiennes de l'Arctique peuvent fournir des archives aussi bien conservées. Ces calottes ont capté dans leur glace l'atmosphère telle qu'elle était au moment où elles se sont formées.

    Plus on creuse en profondeur, plus on remonte dans le temps.

    Ian Clark, qu'on voit ici en train d'extraire les bulles d'air de la glace, ne s'intéresse pas à l'air comme tel, mais plutôt au CO2.

    « Si on peut retrouver un échantillon de ces atmosphères et retrouver la teneur des gaz à effet de serre, le CO2 et le méthane, on sera en mesure de voir comment elle varie de concert avec les changements climatiques »

    Ian Clark est tout particulièrement intéressé à l'analyse des échantillons recueillis dans l'Arctique canadien. Un travail qui exige une grande précision car le CO2 est toujours présent en quantité infime dans l'atmosphère. Quelques parties par million.

    Ce CO2, c'est lui le grand coupable. Depuis une dizaine d'années, des milliers d'échantillons d'atmosphère ont été analysés dans différents laboratoires. Aujourd'hui, pour les teneurs en CO2 on est donc en mesure de faire un long retour en arrière.


Article tiré de Radio-Canada.ca/Decouverte
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