En Amérique, l'ouragan Mitch a remporté le titre de la pire tempête de l'histoire!
Certains secteurs ont reçu six fois plus d'eau que la région du Saguenay, lors de notre fameux déluge.
![]() Au plus fort de l'ouragan Mitch, en octobre 1998. | ![]() ...et du déluge du Saguenay, à l'été 1996. |
Un degré plus bas, tout serait tombé en neige. Personne ne s'en souviendrait.
Les années '95 à 97 sont les plus chaudes qu'on ait mesurées sur la planète:
Et à l'été '98, les États-Unis ont connu une vague de chaleur exceptionnelle.

Pendant plus d'un mois au Texas, le mercure n'est jamais descendu à moins de 30 degrés Celsius. Même la nuit! Des centaines de personnes sont mortes.
Aujourd'hui, la plupart des experts le disent: ces événements ne sont pas de simples caprices de la météo; la planète toute entière devient de plus en plus chaude...
Et c'est un phénomène récent:
Depuis la fin du Moyen-Âge, vers 1400, la température moyenne de l'hémisphère nord a toujours varié dans une plage très étroite (moins d'un demi-degré).
Elle n'avait jamais franchi la barre des 14 degrés.
Sauf qu'au vingtième siècle, brusquement, le mercure se met à grimper: Il a gagné plus d'un demi-degré depuis cent ans.Et il devrait gagner deux autres degrés ou même trois autres, d'ici un autre siècle. Et il devrait gagner deux autres degrés ou même trois autres, d'ici un autre siècle.Ça n'a l'air de rien, deux degrés, mais savez-vous vous la différence entre une époque glaciaire et maintenant? Quinze degrés? Trente? Non! Quatre à six degrés. Pas plus! Il suffit de quelques degrés pour bouleverser le climat.
Alors, que nous réserve l'avenir?
On n'a pas toutes les réponses mais les prévisions sont inquiétantes. Tellement qu'à la conférence de Kyoto, les Grandes Puissances ont décidé de sabrer dans les gaz à effet de serre, ceux qui réchauffent la planète.
Pourtant, les politiciens ont peut-être oublié un autre joueur, beaucoup plus important qu'on ne le croyait: le soleil...
Soleil de feu... ou soleil de minuit. Il est toujours là, qui jette un regard bienveillant sur nos activités terrestres. Nous lui devons tout.
Mais au delà de son travail régulier, sans lequel il n'y aurait pas de vie sur Terre, le soleil mène une autre vie, beaucoup plus turbulente, dont les fluctuations ont un effet direct sur le climat de la planète.
En fait, les sautes d'humeur du soleil seraient responsables du tiers, sinon de la moitié du réchauffement observé sur la Terre, depuis le début du XXe siècle.
En tenant des
registres très complets sur ces taches solaires, les astronomes se
sont vite rendu compte qu'en moyenne, leur quantité varie sur un cycle
de 11 ans.
Les 7 premières années, les taches se font peu nombreuses. Mais pendant les 4 dernières années de chaque cycle, elles se multiplient.