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Le 27 novembre dernier, pour la première fois au monde, une équipe médicale a franchi une nouvelle frontière en chirurgie: elle a pratiqué une greffe de visage. Lopération a eu lieu en France, à lhôpital dAmiens, et sest bien déroulée. La patiente, une femme âgée de 38 ans, avait été défigurée par des morsures de chien.
Pour faire suite à cette première, plusieurs équipes dans le monde sapprêtent à tenter des greffes de visage. Mais une telle opération est complexe.
Le visage humain ne se résume pas quà une couche dépiderme. Par exemple, il faut près de 30 muscles rien que pour sourire. Les chirurgiens doivent donc choisir ceux quils prélèveront sur le cadavre du donneur. Puis, pour que ceux-ci fonctionnent, ils devront détacher les nerfs qui y sont connectés ainsi que le système sanguin dont ils ont besoin. Rebrancher tous ces vaisseaux et ces nerfs représente un défi considérable.
Comment se prépare-t-on à une telle greffe? Quels sont les défis sur le plan chirurgical et éthique? Cest ce que
Découverte a cherché à savoir auprès de chercheurs de Louiseville, dans le Kentucky, aux États-Unis.