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Mes délires, divagations et folies sur : musique, cinéma, société, coups de coeur et coups de geule, mes textes et poèmes, Johnny Depp, Tim Burton, Peter Jackson, film d'horreur, Nostradamus, Vampires, Leonardo da Vinci, dictionnaire elfique, bons plans,

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Un livre que je viens de commencer d'écrire


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PROLOGUE





I

LES AËTYRIENS

    Les Aëtyriens sont un peuple très âgé. Il en reste peu de nos jours et on en rencontre que très rarement, malgré qu'ils soient très grands. Ils portent de longues capes aux couleurs assombries des profondeurs, celles des hommes n’ont pas de manches tandis que celles des femmes possèdent de longues et amples manches. Bon nombre d'entre eux étaient prêtres et prêtresses en temps ancien, seuls quelques-uns en font encore la pratique régulièrement. Déçus par ce qu’est devenu le monde, où la fin est maintenant irréversible et imminente, ils sont descendus achever leurs jours dans les entrailles de la Terre. Il y a maintenant 357 ans exactement qu'ils vivent dans l'ombre du Mont Uthram.

    Cela n’a pas toujours été ainsi. Ils ont jadis combattu et vaincu fièrement leurs ennemis. Mais au fils du temps, le murmure du mal tentait et manipulait toujours plus de gens, leur armée grandissait sans cesse, surpassant celles de la raison. À ce moment, tous leurs espoirs furent perdus. Les pertes Aëtyriennes principalement et du bien tout entier avaient été fatales. Ils sont maintenant trop peu nombreux et trop vieux pour retourner sur le champ de bataille et la majorité des alliers d'antan ne résistent plus, ils préfèrent ignorer et être ignoré. Le monde avait laissé son sort entre les mains de la tentation.

    Une planète maintenant dominée par le déchirement, la sécheresse, la souffrance et la peur. Attristés par ce profond désarroi, ils vivent maintenant dans ces cavernes, mais peuvent-ils être plus heureux que le monde d’au-dessus ? Nostalgiques des jours prospères que connut, à une époque qui paraît maintenant lointaine, la Terre. Aucune femme ne donne naissance depuis bien longtemps pour éviter à leurs enfants de vivre en ces jours obscurs sans lendemain. Ils sont les doyens de cette Terre condamnés à mourir enterrés vivants jusqu'à l'extinction totale.

    Leurs petites maisons caverneuses modestement nanties ne sont pas très spacieuses, mais confortables. Les Aëtyriens vivent habituellement plusieurs au même endroit, la famille proche ou plus éloignée, les amies ou des personnes maintenant seules dans ce monde. Ils ont un très grand sens de l’entraide et de la famille, de même que le respect de la nature. Les années passées dans les ténèbres leur ont valu une très bonne vision nocturne, mais une intolérance à la lumière, c’est pour cela qu’ils ne sortent que la nuit pour chasser ou ramener des vivres. Des portes secrètes gardées par la magie furent construites à plusieurs endroits dans le Mont Uthram, la plus imposante et ancienne montagne, située à l’ouest. En son coeur chemine une multitude de passages et de salles souterrains, mais beaucoup son maintenant couverts de poussière et infestés de toiles d'araignées. Nul n'avait pu creuser à cet endroit auparavant, car le sol est fait d'artite, une pierre encore plus résistante que le diamant. Plusieurs l'ont tenté, certes, mais en vain. Seuls les Aëtyriens conçurent des outils assez puissants pour la tâche. Les aëtyriens sont de remarquables ingénieurs en ce qui concerne l'outillage. Ils ont également construit quelques planques à certains endroits dans la forêt pour passer la nuit au cas où ils ne seraient pas revenus avant le lever du soleil. Quelques-uns d’entre eux vivent encore à la surface, mais très peu. La majorité trouve refuge à cet endroit. Le reste du monde ne sait pas où ils vivent, les entrées sont trop bien dissimulées. Leur nombre ne dépasse pas les 200 et va en décroissant.

    Le plus vieux d’entre eux, Eiphost'aban, de son nom, porte une longue barbe grise à deux tons ébouriffée, d’environ deux pieds de long. Sa cape est d’un brun bitume orné de broderies dorées. Au temps où leur peuple vivait encore à la lumière du jour, il fut celui qui mena à bien de nombreuses batailles. Il est âgé de 815 ans à présent. Les Aëtyriens ont une espérance de vie d'environ 900 ans. Ses fils, Madrov, Istalur et Imot'hast, furent de très valeureux guerriers, la bravoure était leur code d’honneur. Il eut aussi une fille, grande prêtresse d’Irval, du nom de Thaësa. La perte de sa femme et de sa fille peu après la naissance d'Imot'hast, sauvagement violées et assassinées par un groupe de Mesnö et de ses fils durant un violent affrontement à Vaudrë, engendra en lui une profonde colère et soif de vengeance qui aveuglèrent son être tout entier. Il massacrait à lui seul des bataillons au grand complet. Eiphost'aban était devenu telle une bête sauvage guettant impatiemment toute opportunité de s’abreuver du sang de l'ennemi. Après l'affrontement décisif au Col d'Armaba, sont ardeur faiblit, il perdit pied et s'enfonça par la suite avec les siens dans la montagne, la tristesse imprégnée sur le visage et les regrets le rongeant jusqu’à la moelle, dans l'attente de son jugement. Telle fut l'odyssée d'Eiphost'aban.

    En ces temps lugubres, il loge à Fangral avec douze de ses compagnons. Fangral est le nom qu'il donne à son antre, qu'il a d'ailleurs bâti de ses propres mains. Elle comporte quatre dortoirs et une chambre principale. Dans la salle à manger, on retrouve une énorme table rectangulaire, plusieurs chaises, un comptoir avec même l'eau courante qui provient d'un tuyau prenant sa source dans une nappe d'eau souterraine et un buffet, tous fabriqués à partir de chêne. Des lampes à l'huile sont accrochées ou déposées sur des meubles un peu partout. La pièce la plus spacieuse est incontestablement le salon avec ses nombreux canapés, tables et accessoires de divertissement, dieu sait qu'on en a besoin à cette profondeur dans le sol. La salle de bain, tout à fait rustique, se trouve à être la plus petite, n'étant qu'un simple espace pour se changer, une douche et une toilette. Les Aëtyriens sont le peuple possédant le plus de commodités dans leurs maisons. Ils ne révèlent jamais leurs techniques. Nul ne les connaît très bien, ce sont des êtres mystérieux.


Par Vladithia







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