De nos jours, la société ne donne pas vraiment le choix aux femmes de travailler. Un salaire ne suffit plus, ce qui met en jeu l'éducation de nos enfants. Le problème est dû en partie au fait que la femme veut l'égalité et une carrière. Nous voulons toujours plus d'argent, nous ne sommes jamais satisfaits. L'égalité c'est bien, mais pas au dépend de nos enfants. Il faut penser à eux et pas seulement à notre petite personne.
J'ai fait le choix d'être maman à la maison jusqu'à ce que mes enfants commencent l'école. Les premières années, c'est là que tout se forme. Je crois que le fait d'envoyer un enfant en très bas âge à la garderie cause des problèmes d'attachement. Ils sont beaucoup plus indépendants aujourd'hui. L'enfant se retrouve toujours entre deux façons de vivre, deux règlements à suivre. Il a besoin de sécurité et de stabilité à cet âge, cette séparation entre deux milieux de vie lui donne des doutes entre la bonne voie, il passe son temps en dilemme et ne comprend pas. À la garderie, il peut faire telle chose et à la maison, il ne peut pas, d'un côté on lui dit que c'est bien et de l'autre que c'est mal. Comment peut-il savoir ce qu'il doit faire, il connaît à peine la vie, il est en train de la découvrir. Nous bâtissons leur jugement. Jusqu'à ce qu'il commence l'école, c'est le temps de leur enseigner nos valeurs, le seul temps que l'on aura entièrement avec eux pour créer un attachement, une complicité. À la garderie, il s'amuse avec d'autres enfants, mais il n'y a pas de temps de qualité passé intimement avec lui pour lui enseigner les choses. La gardienne a plusieurs enfants en bas âge à s'occuper en même temps, elle n'a pas le temps de s'attarder là-dessus. Ensuite de 5 ans à 16 ans au moins, il passera la plupart de son temps à l'école. À partir de l'adolescence, les parents sont moins importants, ils commenceront à voler de leurs propres ailes, mais il faut leur montrer pour qu'ils sachent comment faire. Avec un travail de 40 heures / semaines, il reste environ deux ou trois heures à passer avec eux par jour. Les parents c'est ce qu'il y de plus important dans la vie d'un enfant. Il faut le voir évoluer si on veut le comprendre et le connaître pour pouvoir l'aider. Ils ont besoin de savoir qu'ils peuvent compter sur nous.
Ce problème est une partie de la cause de l'augmentation de la violence, du suicide et du décrochage scolaire selon moi. Ils ont toujours été entre deux mondes et ne savent pas comment réagir face à la vie d'adulte, ils paniquent, abandonnent, se droguent pour oublier ou pensent au suicide. Ils voient de la violence partout et de plus en plus jeune, pour eux ça devient normal. Il passe du sexe et de la violence en plein après-midi ou des émissions comme Caillou, qui n'est jamais content et boude quand ça ne fait pas son affaire, que de belles valeurs pour nos enfants ! Il ne faut pas simplement les installer devant la télévision en se donnant comme raison qu'on na pas le temps et leur laisser écouter n'importe quoi. C'est notre rôle en tant que parents de former leur base d'adulte du mieux que nous le pouvons. L'adulte qu'il sera dépend de nous en grande partie. Une petite chose banale peut avoir une grande importance dans son développement. Il faut penser au présent, mais aussi au futur. Nous sommes plus ouverts que du temps de nos parents, oui, il faut lui faire découvrir une multitude de choses, toutes sortes d'aliments, la musique, etc., mais en nous disant que c'est un enfant en plein apprentissage. Nous devrions lui montrer de belles choses, mais aussi de moins bonnes, comme la mort, la violence ou la discrimination, en lui expliquant, pas seulement en lui disant un simple non. Pour que l'on comprenne quelque chose, il nous faut une explication, c'est la même chose pour les enfants. Tous les enfants passent par l'étape du pourquoi, ils veulent comprendre. Nous devons assouvir leur besoin de savoir.
La société favorise l'individualisme. On ne pense qu'à notre personne. On aime mieux sortir, aller dans les bars ou travailler que de s'occuper de son enfant. C'est notre bien-être et notre plaisir qui passe avant tout. C'est bien plus plaisant de faire des sorties en famille.
J'ai assez d'argent pour vivre, je ne peux peut-être pas en amasser pour le moment, mais au moins je passe du temps de qualité avec mon garçon. Je ne regrette pas du tout mon choix. Nous nous plainions et nous disons tout le temps que nous sommes pauvres. Nos grands parents avaient des familles bien plus nombreuses, de six enfants et plus, ils n'avaient pas de télévisions, nous en avons deux ou trois. Ils n'avaient pas autant de choix de vêtement que nous, ils se passaient le linge du plus vieux aux plus jeunes, même chose pour les jouets. On a beaucoup plus de choses qu'eux, mais on ne se contente jamais, on a trop de choix et on en veut toujours plus. Les familles en Afrique ont beaucoup plus de raisons de chialer que nous, mais ils ne se plaignent pas. C'est quoi de « sacrifier » quelques années de travail ou de notre carrière pour nos enfants ? On va travailler toute notre vie à s'en écoeurer. Il faut profiter de ces merveilleux moments, qui sont les plus beaux !
Par Vladithia