Qu'on ne s'y trompe pas, The Host est, en surface et avant tout, un film de monstre dans la meilleure tradition du genre, qui s'inscrit entre Le Monde Perdu de 1925 et les divers Godzilla, en transitant par King Kong ou Les Dents de la Mer.
Respect des codes narratifs (les intérêts des principaux protagonistes
en conflit avec ceux du pouvoir), respect des thématiques (la
monstruosité de la Bête est surpassée par celle des humains), respect
de la mise en place (la première attaque, où la foule ne mesure pas le
danger). Mais le réalisateur de Memories of Murder n'a pas tout
à fait fini de régler ses comptes avec la société coréenne, et tout en
assurant au public le spectacle promis, il souligne au marqueur des
intentions plus rares dans ce genre donné, truffant son film
d'allusions politiques à tiroirs, qui finissent par s'emparer de
l'intrigue principale et lui donnent un souffle nouveau.
Le résumé : Un chimiste de l'armée américaine ordonne à son assistant
coréen de vider dans un lavabo quantité de produits toxiques qui vont
immédiatement se déverser dans le Fleuve Han qui traverse la ville de
Séoul. Quelques mois plus tard, une créature aquatique mutante attaque
les riverains. Parmi les premières victimes, la petite Hyun-seo, issue
d'une famille de commerçants qui tiennent un snack-bar en bord de
fleuve. Persuadé qu'elle est encore en vie, son père Gang-du convainc
les autres membres de la famille de partir à sa recherche, mais il se
heurte à l'incrédulité des autorités.
Attendu chez nous pour une date indéterminée, le film de Bong Joon-ho
dévoile enfin ses premières images à travers une teaser et une bande
annonce résolument spectaculaires que vous retrouverez en cliquant sur
le lien ci-dessous :
Bande-annonce Teaser Article tiré de Cinema.lycos.fr