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Amos Daragon


    Bien qu’il ait vu Amos Daragon traduit en 18 langues, conquis l’intérêt de plusieurs jeunes lecteurs au Québec et vendu près d’un million de bouquins, Bryan Perro n’est pas près de s’arrêter. Au contraire, car si sa série-culte mettant en vedette le porteur de masques prend fin avec ce 12e et dernier titre intitulé La Fin des dieux, les fans du héros pourront poursuivre des aventures hautes en couleur et plonger au cœur de l’univers fantastique d’Amos grâce à un vrai camp d’été conçu spécialement pour les amateurs de magie, de sorcellerie et du Moyen Âge, cela dans un décor daragonien.

    Plus encore, une série télévisée et trois films d’animation, ayant toujours pour personnage principal Amos Daragon, seront disponibles, sans compter un site Internet, consacré au protagoniste, qui existe déjà. Harry Potter peut-il prétendre en offrir autant ? Amos a-t-il réussi à supplanter le héros britannique comme le souhaitait l’éditeur Michel Brûlé ? Retour sur la fin d’une série, tremplin d’un avenir aux multiples retombées.

    Bryan Perro n’est pas peu fier de son parcours. En cinq ans, il passe d’auteur inconnu à « père d’une série qui marche bien », raconte-t-il au volant de sa voiture, en route vers Montréal. Il dit avoir le sentiment du travail accompli, et avec raison.

    Lui qui espérait vendre quelque 10 000 exemplaires atteint aujourd’hui près d’un million de jeunes, surtout des garçons : « C’est très valorisant, ça surpasse mon rêve et, oui, ça change une vie (…). C’est un parcours superbe. »

    Toutefois, ce qui le passionne surtout, ce n’est pas tant les chiffres ou le succès que la lueur dans l’œil des enfants, leur enthousiasme, et surtout l’absence d’intellectualisation : « Les enfants aiment ou n’aiment pas ça. Et ils le disent, sans filtre. Je suis content de la réaction (…). Le plus beau compliment a été de me faire dire qu’on aimait tous les titres de la série, sans préférence pour l’un ou l’autre. » Perro souhaite apporter du plaisir à ses lecteurs, « que ce soit juste le fun pour eux » : c’est tout ce qu’il veut.

    Maintenant que le dernier titre est écrit, comment pourra-t-il assouvir la soif de ses jeunes lecteurs ? Ces derniers devront patienter puisque l’auteur ne sait pas encore ce qui viendra après Amos. Bryan Perro n’est toutefois pas en reste et a beaucoup de pain sur la planche d’ici 2009. Il y a d’abord l’écriture d’un spectacle « drôle, fantastique et familial » qui sera présenté à la Cité de l’énergie de Shawinigan en 2007. S’ajoute, pour les amateurs d’Amos cette fois-ci, une série télévisée qui sera diffusée par Télé-Québec en 2009 et qui présentera de nouvelles aventures mettant en vedette Amos Daragon. Il s’agit d’une sorte de suite aux 12 tomes déjà parus. Ce projet est une coproduction France—Québec et le Japon, qui n’a pas encore signé, devrait aussi embarquer. Le scénariste, comédien, auteur et metteur en scène Normand Canac-Marquis scénarise le projet, alors que Perro signe les épisodes. Ajoutez à cela trois films en dessins animés tirés des 12 romans Amos Daragon qui paraîtront au cinéma. Et puis il y a aussi et surtout l’histoire du camp Amos Daragon. Pour ce faire, Perro est associé à Bicolline, un camp médiéval de Saint-Mathieu-du-Parc, en Mauricie.

    Les jeunes seront amenés à « entrer dans l’univers d’Amos Daragon. Ce sera une expérience qui va marquer leur vie ». Perro aimerait aussi qu’il y ait un volet familial dans lequel une famille pourrait passer un moment au camp et ressortir de là la tête pleine de souvenirs enrichissants et marquants. L’expérience semble d’ailleurs avoir une grande importance pour l’auteur, qui préfère de beaucoup ce genre de produits dérivés aux mille et un articles futiles que sont les épinglettes, les chandails, etc. « Il y en a de ça, mais c’est pas ça le trip. Comme la littérature, le camp est une expérience. Ça reste. »

    Enfin, quand on lui demande si le site Internet Amos Daragon est un incitatif à la lecture, il répond que c’est « un complément » et non un outil de promotion. Le site est là pour « permettre aux jeunes d’échanger, de communiquer avec d’autres sur des intérêts communs. Dans mon cas, Internet ne sert pas à vendre. On y trouve de l’information, un forum de discussion… ça permet de voir autre chose ».

    Bryan Perro veut faire connaître le Québec et est fier du rayonnement des artistes à l’étranger. Avec Amos Daragon, il se lance aussi à l’assaut du monde. « Il faut être avant-gardiste dans ce qu’on fait. Montrer ce qu’on est. » Il aime ce qui se fait ici et même s’il n’est en compétition qu’avec lui-même, comme il le dit bien, Harry Potter n’aurait aucune chance contre Amos dans une éventuelle joute de sorcellerie : « Harry ne tient pas la route. Non mais, avec ses lunettes et sa baguette… » Amos a réussi sa mission.

    En attendant la concrétisation des projets, vous pourrez lire le dernier titre de la série à Amos Daragon, La fin des Dieux. Vous y retrouverez encore une diversité de personnages fantastiques qui se livrent des combats dans des lieux surprenants jusqu’à la rencontre des quatre porteurs de masques, Fana, Eoraki, Tserle et Amos, réunis pour rétablir l’équilibre du monde. Voilà un roman débordant d’action, écrit dans un style riche. Perro fait confiance à l’intelligence de ses lecteurs et leur en offre beaucoup. La lecture des tomes précédents aide par contre à la compréhension de cet univers complexe. En libraire à compter du 18 octobre.


Article tiré de Google.ca
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