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Articles de la rubrique "Mes textes"
Cavreau purgatoire
Publié par vladithia dans Mes textes Une cave… un endroit qui peut sembler inoffensif bien souvent, mais ne vous y trompez pas, le sous-sol est le lieu secret et mystérieux de chaque maison. Il peut cacher de grandes douleurs enfouies dans le fin fond de ses entrailles qui nous hantent chaque soir de ses hurlements stridents. Parfois aussi, dans un silence total, il nous dévore de l’intérieur. Hypocrite comme un animal qui guette sa proie, il vient sans bruit par derrière pour nous traquer et nous laisser une marque indélébile.
Un livre que je viens de commencer d'écrire
Publié par vladithia dans Mes textes PROLOGUE I LES AËTYRIENS Les Aëtyriens sont un peuple très âgé. Il en reste peu de nos jours et on en rencontre que très rarement, malgré qu'ils soient très grands. Ils portent de longues capes aux couleurs assombries des profondeurs, celles des hommes n’ont pas de manches tandis que celles des femmes possèdent de longues et amples manches. Bon nombre d'entre eux étaient prêtres et prêtresses en temps ancien, seuls quelques-uns en font encore la pratique régulièrement. Déçus par ce qu’est devenu le monde, où la fin est maintenant irréversible et imminente, ils sont descendus achever leurs jours dans les entrailles de la Terre. Il y a maintenant 357 ans exactement qu'ils vivent dans l'ombre du Mont Uthram. Cela n’a pas toujours été ainsi. Ils ont jadis combattu et vaincu fièrement leurs ennemis. Mais au fils du temps, le murmure du mal tentait et manipulait toujours plus de gens, leur armée grandissait sans cesse, surpassant celles de la raison. À ce moment, tous leurs espoirs furent perdus. Les pertes Aëtyriennes principalement et du bien tout entier avaient été fatales. Ils sont maintenant trop peu nombreux et trop vieux pour retourner sur le champ de bataille et la majorité des alliers d'antan ne résistent plus, ils préfèrent ignorer et être ignoré. Le monde avait laissé son sort entre les mains de la tentation. Une planète maintenant dominée par le déchirement, la sécheresse, la souffrance et la peur. Attristés par ce profond désarroi, ils vivent maintenant dans ces cavernes, mais peuvent-ils être plus heureux que le monde d’au-dessus ? Nostalgiques des jours prospères que connut, à une époque qui paraît maintenant lointaine, la Terre. Aucune femme ne donne naissance depuis bien longtemps pour éviter à leurs enfants de vivre en ces jours obscurs sans lendemain. Ils sont les doyens de cette Terre condamnés à mourir enterrés vivants jusqu'à l'extinction totale. Leurs petites maisons caverneuses modestement nanties ne sont pas très spacieuses, mais confortables. Les Aëtyriens vivent habituellement plusieurs au même endroit, la famille proche ou plus éloignée, les amies ou des personnes maintenant seules dans ce monde. Ils ont un très grand sens de l’entraide et de la famille, de même que le respect de la nature. Les années passées dans les ténèbres leur ont valu une très bonne vision nocturne, mais une intolérance à la lumière, c’est pour cela qu’ils ne sortent que la nuit pour chasser ou ramener des vivres. Des portes secrètes gardées par la magie furent construites à plusieurs endroits dans le Mont Uthram, la plus imposante et ancienne montagne, située à l’ouest. En son coeur chemine une multitude de passages et de salles souterrains, mais beaucoup son maintenant couverts de poussière et infestés de toiles d'araignées. Nul n'avait pu creuser à cet endroit auparavant, car le sol est fait d'artite, une pierre encore plus résistante que le diamant. Plusieurs l'ont tenté, certes, mais en vain. Seuls les Aëtyriens conçurent des outils assez puissants pour la tâche. Les aëtyriens sont de remarquables ingénieurs en ce qui concerne l'outillage. Ils ont également construit quelques planques à certains endroits dans la forêt pour passer la nuit au cas où ils ne seraient pas revenus avant le lever du soleil. Quelques-uns d’entre eux vivent encore à la surface, mais très peu. La majorité trouve refuge à cet endroit. Le reste du monde ne sait pas où ils vivent, les entrées sont trop bien dissimulées. Leur nombre ne dépasse pas les 200 et va en décroissant. Le plus vieux d’entre eux, Eiphost'aban, de son nom, porte une longue barbe grise à deux tons ébouriffée, d’environ deux pieds de long. Sa cape est d’un brun bitume orné de broderies dorées. Au temps où leur peuple vivait encore à la lumière du jour, il fut celui qui mena à bien de nombreuses batailles. Il est âgé de 815 ans à présent. Les Aëtyriens ont une espérance de vie d'environ 900 ans. Ses fils, Madrov, Istalur et Imot'hast, furent de très valeureux guerriers, la bravoure était leur code d’honneur. Il eut aussi une fille, grande prêtresse d’Irval, du nom de Thaësa. La perte de sa femme et de sa fille peu après la naissance d'Imot'hast, sauvagement violées et assassinées par un groupe de Mesnö et de ses fils durant un violent affrontement à Vaudrë, engendra en lui une profonde colère et soif de vengeance qui aveuglèrent son être tout entier. Il massacrait à lui seul des bataillons au grand complet. Eiphost'aban était devenu telle une bête sauvage guettant impatiemment toute opportunité de s’abreuver du sang de l'ennemi. Après l'affrontement décisif au Col d'Armaba, sont ardeur faiblit, il perdit pied et s'enfonça par la suite avec les siens dans la montagne, la tristesse imprégnée sur le visage et les regrets le rongeant jusqu’à la moelle, dans l'attente de son jugement. Telle fut l'odyssée d'Eiphost'aban. En ces temps lugubres, il loge à Fangral avec douze de ses compagnons. Fangral est le nom qu'il donne à son antre, qu'il a d'ailleurs bâti de ses propres mains. Elle comporte quatre dortoirs et une chambre principale. Dans la salle à manger, on retrouve une énorme table rectangulaire, plusieurs chaises, un comptoir avec même l'eau courante qui provient d'un tuyau prenant sa source dans une nappe d'eau souterraine et un buffet, tous fabriqués à partir de chêne. Des lampes à l'huile sont accrochées ou déposées sur des meubles un peu partout. La pièce la plus spacieuse est incontestablement le salon avec ses nombreux canapés, tables et accessoires de divertissement, dieu sait qu'on en a besoin à cette profondeur dans le sol. La salle de bain, tout à fait rustique, se trouve à être la plus petite, n'étant qu'un simple espace pour se changer, une douche et une toilette. Les Aëtyriens sont le peuple possédant le plus de commodités dans leurs maisons. Ils ne révèlent jamais leurs techniques. Nul ne les connaît très bien, ce sont des êtres mystérieux. Par Vladithia
Vladithia
Publié par vladithia dans Mes textes Hélène, cheveux et yeux bruns, dans la trentaine, est mère de cinq enfants. Elle est à l’hôpital, dans un lit, souffrante. La femme gémit, puis hurle dû à l’intensité des contractions. Quelques infirmières l’entourent, la poussant dans un corridor vers une salle blanche, avec une seule fenêtre et quelques meubles. Une salle d’accouchement. À gauche se trouve une petite table où sont disposés des médicaments et des instruments chirurgicaux au cas où il y aurait des complications. Un médecin et une infirmière les attendaient déjà sur les lieux. Les employés de l’hôpital placèrent le lit entre la table et le médecin. Au même moment, dans un hôpital, cette fois-ci psychiatrique sous haute-surveillance, se trouve un homme. Vladimir de son prénom. Assez maigre, les cheveux bruns et les yeux bleus, presque blancs et anormalement exorbités. On disait que son regard rendait fou l’homme qui essayait de s’y aventurer. Il attend tranquillement sa sentence. Le jugement de tous ses péchés, la seule voie que les hommes qui se permettent du Jugement lui ont donné, la mort. Il reste pourtant d’un calme presque inquiétant devant ce qui l’attend. Peut-être sait-il quelque chose de l’au-delà? La femme poussa un cri strident. La douleur avait dû être très intense. Une infirmière s’approcha d’elle en lui disant « Poussez, poussez ! Il s’en vient ». Une autre lui explique comment respirer pour diminuer le mal. Comme un chien qui aurait courut plusieurs minutes pour rattraper un chat, vantasse, qui lui aurait passé la queue au visage comme pour le défier. Le travail était commencé. Le bébé avait avancé de plusieurs centimètres. Hélène poussait aussi fort que son être pouvait en être capable. La sueur perlait sur son visage rougit d’épuisement. Une infirmière lui passa une compresse d’eau froide sur le front et dans le cou et ce fut un soulagement sur le moment. L’homme sans expression jeta un regard rapide autour de lui. La pièce était vide. Seulement une chaise électrique au fond et quelques bancs devant. Les murs étaient sombres et le planché couvert de saletés. La chambre n’avait sûrement pas servi depuis plusieurs mois. Même que quelques toiles d’araignées étaient suspendues au plafond. Le silence était total. On ne distinguait que le souffle et les pas des six exécuteurs : deux pour le préparer à son destin, trois gardes de sécurité et celui qui lui enleverais définitivement son dernier souffle en pesant sur le bouton, ouvrant ainsi le courant. En temps normal, il y aurait des gens venus voir l’exécution mais personne n’avait été autorisé à y assister pour une raison de sécurité. Cet homme se tenant devant la chaise était le tueur fou. Il valait mieux ne pas prendre de chance. Un grand homme à moustache s’avança en direction du bientôt exécuté et lui attacha les mains et les pieds bien solidement sur la chaise. Vlad se laissa faire sans résistance. Quand l’homme en eut fini, il fit un pas vers l’arrière pour céder sa place à une autre personne. Beaucoup plus jeune cette fois-ci. Il avait à la main une éponge qu’il trempa dans une vieille chaudière posée par terre sur le côté droit de la chaise. Le contact de l’eau sur sa main lui donna un frisson qui parcouru son corps de toute sa longueur. Ce frisson était en faite celui de la peur, la peur d’exécuter un homme pour la première fois, d’être au premier rang au théâtre de la mort. Dans un tremblement qu’il ne laissa pas paraître, le gardien déposa l’éponge dégoulinante sur la tête immobile de Vladimir et mis au dessus, le casque. Dans moins d’une minute, le chapeau d’exécution serait chargé d’électricité meurtrière. Tout le monde s’éloigna vers le côté de la pièce et le silence fut encore plus remplis de vide. « Il est preque sortit entièrement, tout sera fini dans quelques minutes », rassura le seul infirmier de la salle. Le docteur pris la tête de l’enfant entre ses larges mains et tira lentement en sa direction pour l’aider à se libérer du ventre maternel. La petite, parce que c’était un jolie fille de 6 livres, lâcha un petit pleur comme pour dire « enfin me voilà maman ». Une jeune femme aux cheveux roux nettoya le bébé du linceul maternel. Elle l’emmaillota bien au chaud dans une couverture de coton rose et la déposé entre les bras plein d’attention de sa mère. Le dernier instant de vie de Vlad avait sonné. Dans un coin isolé de la pièce se trouvait l’un des six gardiens. Un homme dans le début quarantaine, les cheveux grisonnant en habit se préparaient au moment final, la fin du règne du démon fou. Exécution dans 5, 4, 3, 2, 1, formalisa l’homme d’un ton tremblotant en appuyant sur le gros bouton rouge en face de lui. Des centaines de chocs électriques violents parcourraient maintenant le corps du condamné. Le surveillant arrêta tout quand il jugea que cet homme était bel et bien mort. Ce n’était pas le cas, il y avait encore une minuscule parcelle de vie dans ce corps inanimé. Un gémissement, qui fit frémir tout le monde, résonna dans la chambre et l’écho paraissait sans fin. Le cri ressemblait à celui d’une créature diabolique sortant tout droit d’un endroit où il aurait été enfermé durant plusieurs siècles, extériorisant sa haine envers les hommes. Il voulait maintenant se venger. L’un des hommes fit signe de redémarrer la machine. Le gardien s’exécuta. Pendant quelques secondes encore, il déchargea toute la puissance de la machine sur ce monstre maintenant condamné à errer en enfer pour l’éternité. Ses muscles étaient relâchés, son visage caché par une cagoule ne laissant entrevoir aucun sentiment, son cou montrait quelques traces de brûlure, ses bras aussi et ses jambes. Le supplice était terminé. On emmena son corps à la morgue et l’on oublia son existence six pieds sous terre, dévoré par les vers. Je me réveillai, les yeux vides, sans expression. Entre la folie et la réalité. Le front plein de sueur. La vision de ce rêve cauchemardesque m'avait troublée profondément. Il avait l'air si réel, mais pourtant ce n'était qu'une invention de mon subconscient. Je restai sans réaction dans mon lit humide de transpiration, les couvertures à moitié relevées. J'y restai le temps de reprendre mes esprits. Cynthia se leva et jeta un coup d’œil autour d’elle. Rien n’avait changé. Tout était à sa place. De chaque côté du lit (un matelas simplement posé par terre) se tenait une table de nuit en bois. En face, se trouvait un bureau de travail fait du même matériau. Quelques feuilles, cahiers et crayons éparpillés sur le dessus. Le tapis gris et vert était sale, mais on le voyait à peine sous cette couche de linges accumulée durant la semaine. La fille, grande et mince, maigre pour mieux la décrire, se regarda d’un air lointain dans le miroir à droite de la porte. Ce transmetteur de reflet était en fait la porte de sa garde-robe. Il donnait à Cynthia une image un peu déformée de la réalité. Il était courbé en son milieu. La silhouette décrite par le miroir était une jeune femme aux cheveux longs bruns, aux yeux bleus et au visage triste. Son seul habillement était une camisole verte rappelant les couleurs de l’armée et des boxeurs gris. Sa peau très pâle lui donnait un air malade. Elle se décida enfin à s’habiller. Un chandail rouge vin ajusté était pendu à sa poigné de porte. La fille le décrocha pour le déposer sur le lit. Elle sortit également des jeans de la penderie et les mis au même endroit. Assise sur son lit, elle prit les vêtements. Elle passa la tête puis les bras dans son chandail. Maintenant le tour des pantalons. Une paire de chaussette dans le tiroir et le tour était joué. Prête pour la très belle journée ensoleillée qui s’annonçait. Elle aurait dû être heureuse mais quelque chose la tourmentait inconsciemment. Tout allait bien à part ce vide inconnu qui demandait à être remplis. Comment peut-elle le combler si elle ne sait ce qu’il est ? Quelque chose qu’elle n’avait jamais éprouvé auparavant. Une sensation étrange. Elle entrouvrit la porte et jeta un coup d’œil rapide dans le couloir. Son frère et sa sœur jouaient à l’autre bout. Ils étaient beaucoup plus jeunes qu’elle : Maxime, 7 ans et Éléonard, 9 ans. Cynthia avait le double de sa jeune sœur. Par Vladithia
L'être
Publié par vladithia dans Mes textes Par une nuit ténébreuse et froide d'hiver en son plein apogée, typique en ces contrées nordiques, une créature à la silhouette décharnée se fraye un chemin parmi les hautes herbes. Elle se déplace d'un pas nerveux, comme pourchassée par une force maléfique. Ses grands yeux exorbités balayent constamment l'horizon. Elle avance péniblement entre les fougères et les branches d'arbres qui lui fouettent le corps. Chaque enjambée est une atroce souffrance pour ses pauvres pieds meurtris. Elle marche depuis maintenant trois jours, épuisée, n'ayant que quelques mûres à se mettre sous la dent. Son ventre émet de drôles de gargouillis. En plein coeur de la forêt, les arbres deviennent de plus en plus corpulents, énormes même. Le petit être aperçoit de la lumière au loin. Un feu qui crépite. Plus près on peut distinguer des portes et des fenêtres dans les arbres. Par Vladithia |
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